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Micro-entreprise, SASU, Auto-entrepreneur: Quel statut choisir quand on est créateur·ice de contenu ?

  • Photo du rédacteur: Denis Pavli
    Denis Pavli
  • 21 nov. 2025
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 déc. 2025


Tu te demandes quel statut choisir pour ton activité de créateur·rice de contenu ? Micro-entreprise, SASU, EI… Hildgard t’aide à y voir clair entre simplicité, cotisations et fiscalité.


C’est LA grande question quand on débute… Puis quand on évolue, quand on se professionnalise, quand on grossit… Bref, tout le temps.


Hildgard te donne LA réponse, mais je pense que ce n’est pas celle que tu as envie d’entendre :  « ÇA DÉPEND EN FAITEUH »

Mais comme on imagine que tu n’es pas venu ici juste pour lire ça, voici quelques pistes pour t’aider à y voir plus clair. 


💬 Petit disclaimer : rien ne remplace un vrai professionnel du droit (juriste ou avocat). ChatGPT, ni même ton pote comptable “qui s’y connaît un peu”, ne sont des sources fiables à 100 %.

Le juridique, la fiscalité, les statuts… tout ça ne s’improvise pas.

Et si tu es juriste toi-même : ce contenu s’adresse aux moldus du droit, donc ne t’offusque pas si je simplifie (volontairement) certaines notions.


  1. Avoir un statut, c’est obligatoire 


Dès que tu gagnes de l’argent grâce à ton activité de création de contenu, que ce soit grâce à la YouTube money, TikTok, Twitch ou une collaboration avec une marque : tu dois le déclarer.

Et pour déclarer, il te faut un statut.


💡 Même si tu gagnes peu, ou que tu reçois « juste » des produits en échange d’une publication, c’est considéré comme une rémunération. Donc il faut un cadre légal.


Pour faire simple, il existe deux grandes familles de statuts :

  • L’entreprise individuelle (qui regroupe la micro-entreprise et l’EI « classique »)

  • Les sociétés : SAS, SASU, EURL, SARL, SA, etc.


La différence principale ?

👉 L’entreprise individuelle, c’est toi.

👉 La société, c’est une autre ✨personne juridique✨, séparée de toi.


Tu as beau être le seul associé dans ta société, elle a sa propre existence légale : elle peut posséder de l’argent, signer des contrats, et même te verser une rémunération.


2.     Les avantages et inconvénients de l’entreprise individuelle 


A savoir : la micro-entreprise est une forme d’Entreprise Individuelle. Si tu es en micro, lorsque je parle d’EI , tu es bien concerné par ce qui suit. 


Avantage 1 : Une gestion simplifiée


Pour ouvrir une micro-entreprise (anciennement “auto-entreprise”), tout est très simple : quelques clics en ligne, peu de frais, et tu es officiellement micro-entrepreneur.


La gestion est aussi allégée : tu déclares simplement ton chiffre d’affaires sur le site de l’URSSAF, qui calcule et prélève tes cotisations. Pas besoin de comptabilité complexe, mais il faut tenir un livre de recettes et garder ses justificatifs (obligatoire).


Avantage 2 : Peu de cotisations , fiscalité douce


Pour faire simple, quand tu es créateur de contenu/ influenceur en micro-entreprise, tu es soumis au régime micro-fiscal. Tu payes 26,1% de cotisations sociales sur ton chiffre d’affaires (prestation de services, BNC, depuis le 1er janvier 2026) . Et 1,7% supplémentaires si tu optes pour le prélèvement libératoire de l’IR. 


Si tu n’as pas choisi le prélèvement libératoire, tu bénéficies d’un abattement fiscal de 34% (pour les BNC) sur ton chiffre d’affaires pour le calcul de ton impôt sur le revenu. L’administration fiscale considère que la moitié de ce que tu gagnes correspond à des frais professionnels donc il ne le prend pas en compte. Pratique. 


Inconvénient 1 : Plafonds et TVA à surveiller 


Ce régime est fait pour ceux qui débutent, qui ont de faibles revenus, ou qui ont une activité « solo » (et aussi pour faire sortir les personnes au chômage des chiffres officiels de France travail mais c’est un autre sujet). 


Les plafonds sont amenés à évoluer, mais voici les plafonds actuels (septembre 2025) pour une activité de création de contenus sur les réseaux sociaux : 

En ce qui concerne ton chiffre d’affaires (CA) : 

  • A partir de 77 700€ de CA (2 années consécutives) : bravo ! tu as dépassé le plafond du régime micro-fiscal, contacte Hildgard pour ouvrir une société.  


En ce qui concerne la TVA : 

  • Ton CA de l'année civile précédente (N-1) est inférieur ou égal à 37 500 €.

  • Ton CA de l'année civile (N) en cours est inférieur ou égal à 

       41 250 €.

Si tu dépasses le seuil, tu es soumis à la TVA le 1er jour de dépassement.


📌 Conseil pas cher : suis de près ton CA : 

  • Dès que tu approches les 35 000€, contacte les impôts pour anticiper la TVA.

  • Dès que tu dépasses les 70 000€, commence à réfléchir à la création de société.  

Nous accompagnons les micro-entrepreneurs pour éviter qu’ils dépassent les seuils et les conseiller au bon moment (car ça peut être bien avant 70 000€ en fonction de ta situation). 


Tu seras également soumis à la CFE (cotisation foncière des entreprises), due chaque année (sauf la première). Alors garde quelques centaines d’euros de côté. 


Inconvénient 2 : Toi = ton activité (ou presque)


En entreprise individuelle, tu ne fais qu’un avec ton activité.

Tu ne peux pas t’associer : pour ça, il faut créer une société.

Tu peux embaucher, mais c’est rarement avantageux financièrement.


📌 Exemple concret :

Tu gagnes 2 000 € de CA, tu verses environ 25 % à l’URSSAF → il reste 1 500 €.

Tu dois acheter une caméra (–600 €), payer un freelance pour ta miniature (–80 €), un abonnement Adobe (–50 €)…

Il te reste 770 € pour ta vie perso. Pas fou.


Côté patrimoine, la nouvelle entreprise individuelle (réforme 2022) protège désormais automatiquement tes biens personnels.

Mais en cas de dettes fiscales ou sociales, ou de fraude, l’administration peut quand même venir chercher sur ton patrimoine perso.


  1. Les avantages et les inconvénients de la société  


Avantage 1 : Un patrimoine séparé 


L’avantage de créer une société, c’est que tu sépares tes affaires perso et pro.

Autrement dit : si ta société fait faillite, tes biens personnels sont (en principe) protégés. Les « méchants créanciers » ne viendront pas saisir ton chien formidable pour le mettre en gage. 


Mais attention : si tu te portes caution pour un prêt ou que tu commets une faute de gestion, ta responsabilité personnelle peut quand même être engagée.

Donc, oui, c’est plus sûr. mais pas magique (faut pas rêver). 


Avantage 2 : Des frais pro déductibles 


L’autre gros avantage, c’est que toutes les dépenses liées à ton activité peuvent être payées par la société : matériel, caméra, micro, freelance, ordinateur, logiciels, restos de tournage, déplacements etc. 


Et mieux encore : comme ta société est assujettie à la TVA, elle peut la récupérer.

Concrètement : ce qui te coûterait 1 200 € TTC avec ta carte perso revient à 1 000 € HT pour la société.


Tu peux aussi te verser un salaire [AN1] ou te rémunérer autrement (dividendes, etc.).

Mais attention : pour que la société paie toutes ces jolies dépenses, encore faut-il qu’elle génère du chiffre d’affaires.

Ce n’est pas gratuit, c’est juste mieux optimisé 💼.


Inconvénient 1 : Se payer coûte plus cher  


Le revers de la médaille, c’est que se rémunérer via une société coûte plus cher qu’en micro.

Pourquoi ? Parce qu’entre ce que la société sort et ce que tu touches vraiment, il y a les cotisations sociales (sécu, retraite, etc.).


Les deux statuts les plus fréquents :

  • SAS / SASU → tu es assimilé salarié.

Sur 4 000 € de YouTube money, ta société verse environ 2 200 € de salaire net (le reste part en cotisations).

  • SARL / EURL → tu es travailleur non salarié.

 Sur les mêmes 4 000 €, tu touches environ 2 800 €, mais ta protection sociale est un peu moins complète (notamment sur la retraite et la prévoyance).


On détaillera tout ça dans un prochain article, ou tu peux nous contacter si tu veux qu’on t’aide à comparer les deux (un CTA de qualité). 


Inconvénient 2 : Plus de gestion, plus de paperasse, plus de frais. 


Avoir une société, c’est aussi plus de gestion.

Et donc… plus de frais généraux.


👉 Comptabilité détaillée, TVA à déclarer (mensuellement ou trimestriellement), dépôt des comptes au greffe, CFE annuelle, etc.

Tu dois aussi passer par un expert-comptable, dont les honoraires commencent autour de 1 000 à 1 500 € / an selon ton activité.


Chaque année, il faut établir un bilan, organiser une assemblée générale, rédiger un procès-verbal, et déposer tout ça au tribunal de commerce.

Sans oublier la création (environ 350–600 €), la banque pro, et parfois quelques logiciels obligatoires.


Bref, c’est plus carré, mais aussi plus contraignant.

C’est d’ailleurs pour ça qu’on propose chez Hildgard de prendre tout ça en main à ta place,  histoire que toi, tu te concentres que sur la création.



Pour conclure :

💡 Le conseil d’Hildgard :


Si tu ne dépasses pas les plafonds de la micro-entreprise / EI, reste-y !

C’est simple, léger, et souvent le plus rentable quand on débute ou qu’on travaille seul.


👉 Mais certains cas justifient de passer en société :

  • Tu as beaucoup de frais pro (matériel, logiciels, déplacements…) → une société te permet de les déduire et de récupérer la TVA.

  • Tu veux embaucher quelqu’un pour t’aider (très bonne idée de déléguer) → la société est bien plus adaptée.

  • Tu veux t’associer avec d’autres personnes → obligatoire de passer en société.


💬 Dans tous les cas, Hildgard t’accompagne.

De la création de société à la gestion quotidienne, en passant par les conseils d’optimisation fiscale, on t’aide à choisir la bonne structure et à la faire tourner sans stress.


📎 Pour en savoir plus, jette un œil à notre page dédiée à la Gestion. 

Concentre toi sur la créatif, on s’occupe de l’administratif !  



  • Et si t'as pas le temps ou l'envie de tout lire, voici un tableau récapitulatif 😉:


Critère

Micro-entreprise / EI

Société (SAS, SASU, SARL, EURL…)


Formalités de création

Très simples (quelques clics en ligne)

Formalités plus lourdes (statuts, dépôt capital, immatriculation)

Coût de création

 Gratuit ou < 50 €

 Environ 350 à 600 € minimum (selon formalités)

Gestion comptable

Ultra simplifiée (déclaration URSSAF, pas de bilan)

Comptabilité complète obligatoire + bilan annuel

Cotisations sociales

~25 % du CA (prestation de services)

SAS : ~65 % du net / SARL : ~45 % du net

Fiscalité

Impôt sur le revenu, abattement 50 % ou prélèvement libératoire

Impôt sur les sociétés (IS) par défaut, possible option IR (SARL/EURL)

Frais professionnels

Non déductibles

Déductibles + récupération possible de la TVA

Rémunération

Simple : tu encaisses ton CA – cotisations

Plus complexe : rémunération ou dividendes

Plafonds de chiffre d’affaires

77 700 € (services) / 188 700 € (ventes)

Aucun plafond

TVA

Franchise jusqu’à un certain plafond 

Oui  

Associé·e·s / Salarié·e·s

 Activité solo / embauche possible mais déconseillée

 Possible (associés, embauches, stagiaires)

Responsabilité

Depuis 2022, biens perso protégés sauf faute grave

Biens perso protégés sauf faute de gestion / caution personnelle

Frais récurrents

Faibles (CFE, URSSAF)

Plus élevés (expert-comptable, CFE, frais bancaires...)

Souplesse / charge mentale

Idéal pour débuter, se tester, solo

 Idéal pour croître, embaucher, structurer

Quand choisir ?

Quand tu débutes, gagnes peu, veux tester

Quand tu dépasses les plafonds, dépenses beaucoup, veux t’associer

Résumé Hildgard

Simple, léger, accessible

Plus pro, plus flexible, plus exigeant



 
 
 

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